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L’automne…. C’est la saison du brouillard, des feuilles qui tombent des arbres, et des matins glacés. Heureusement, dans tout ça, une bonne nouvelle : c’est le retour du gibier !

Marcassin, lièvre, biche, faisan, à poils ou à plumes, ils vont s’en donner à cœur joie dans vos assiettes.
Traditionnellement, on les accompagne de belles purées, classique de pomme de terre, ou plus originales de potimarrons ou de céleri. Un accompagnement prisé aussi, les fruits qui donnent à vos préparations une agréable sensation de sucré salé. Poires au vin (tiens tiens), pommes aux airelles… Vous en avez l’eau à la bouche ? Mais que choisit-on comme vins avec ça ?

On profite pour remiser les vins de l’été, les Touraine, les gamays de Savoie, le pinot noir d’alsace, trop léger, et on opte pour du voluptueux, du sincère, du puissant, de l’animal (sauvage mais pas trop, faudrait voir à ne pas provoquer d’incidents diplomatiques).

Alors dans quel coin on va ?
Pourquoi pas le Languedoc Roussillon ? Les jolis Carignan, la gourmande syrah, les voluptueuses grenaches, acoquinées ou non à d’autres offrent des vins intéressants gorgés de soleil, ivres de garrigues et de vent, avec du caractère. Quelques appellations ? Fitou, Corbières, Minervois, saint chinian … vous avez l’embarras du choix.
En Rhône, préférez le nord, les syrahs pures, comme les crozes Hermitage profonds et denses, et les Saint joseph, un peu plus souples.
La Loire sera bien représentée avec des Saint Nicolas de Bourgueil, voire des chinons sur un gibier plutôt à plumes.
En Bourgogne, le pinot noir des côtes de Beaune sera à son affaire. Les Santenay, auront de belles envolées.
A Bordeaux, osez les cotes de Castillon, ou de Bourg, des vins assez peu connus finalement, mais qui méritent qu’on s’y attarde.

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Ca y est. Vous y êtes au resto. Une soirée rien qu’à vous, gosses casés, boulot terminé, un peu de bon temps devant vous. Décontracté, vous jetez un œil sur la carte, » le turbot là, ça a l’air sympa … Ou pourquoi pas le magret de canard ? Et toi, tu prends quoi ? » Bref, tout se passe au mieux. Une chanson de Norah Jones déroule sa complainte languissante, une bougie éclaire de sa flamme vacillante votre table, vos verres  scintillent… Et là, c’est le drame.

Ils sont vides ? Que prendre comme vin ? Au secours, quelqu’un peut m’aider ?
Alors, première chose, on ne panique pas. On souffle un bon coup et on se remémorise quelques règles simples…

Soit vous êtes deux, et il vous faudra vous contenter d’un seul vin. (Sauf si l’établissement propose des vins au verre), soit plusieurs et là, on peut choisir deux types de vin.
La difficulté principale des accords vins mets au resto, c’est qu’on choisit tous rarement les mêmes plats. La clé est donc le compromis.

Les règles de base sont :

- pour les poissons grillés, les entrées légères, les salades, les fruits de mer, bref tout ce qui n’offre pas une complexité aromatique trop imposante, on prend un vin blanc sec et léger. (Sauvignon de Touraine, saint véran, Macon, Pinot blanc, ….).
-    pour des plats un peu plus riches, mais non carnés  type poissons en sauce, anchoïade aux légumes, les crustacés cuisinés (homard, par ex), on opte pour un blanc plus riche et gras. (Santenay, Marsannay, cotes de Provence, crozes Hermitage).
-    Pour les viandes crues, mi cuites, ou grillées. Rouge léger (type beaujolais, Touraine, etc.).
-    Pour les viandes en sauce, un rouge de caractère s’impose. On le choisit parmi les Bordeaux, ou les vins du sud (saint Chinian, minervois, …).

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Pour ce premier article ici, j’ai choisi de parler d’un sujet qui concerne forcément tous les amateurs de restos : la carte des vins.

A quoi faut il prêter attention, de quoi faut il se méfier, comment procéder, bref tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander, ne me remerciez pas, c’est cadeau !

En général, au resto, les préliminaires (parce que oui, c’est important, il est utile de le rappeler) signifient un apéritif. Pour le choisir, on se réfère à la carte. Soit on fait classique, en n’oubliant pas que les anisés, les alcools forts ou trop sucrés sont à éviter, soit on s’aventure.
Souvent, le restaurateur propose des cocktails. Pourquoi pas s’ils ne sont pas trop sucrés, sinon vos papilles risquent d’en prendre un sacré coup. A savoir, mieux vaut de l’acidulé qui vous fera saliver et préparera votre bouche pour la suite.

Si on commande un verre de Champagne, on vérifie ce qui est indiqué sur la carte. Au besoin, on demande à être servi à table, pour pouvoir voir la bouteille. Trop de restaurants servent des mousseux en lieu et place du Champagne en profitant d’une indication trop floue sur la carte.
Pour l’apéritif, on peut aussi prendre l’option vin blanc ou rouge, selon ce qui suivra pour le reste du repas.

Vous détenez maintenant le Saint Graal entre vos mains. Pour certains, un simple feuillet, pour d’autres un bottin téléphonique. La complexité du choix va souvent de pair avec son épaisseur. Vérifiez que les millésimes soient indiqués, les appellations exactes, de même que les domaines. Méfiez vous d’une carte contenant beaucoup de millésimes anciens, et pas de récents, surtout dans certaines régions comme le Beaujolais. Vous risqueriez de mauvaises surprises. Pour les domaines, un saint Véran d’un domaine ou d’un autre ne sera pas de la même qualité, ni du même prix. Quand vous commanderez, pensez à vérifiez qu’on vous sert bien exactement ce qui est indiqué sur la carte. Si vous avez la chance d’être dans un resto possédant un sommelier, laissez-vous guider, c’est son boulot. Il devrait cerner assez vite vos envies et vos goûts, et choisir avec vous de quoi vous satisfaire.

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